Depuis le début 2025, la communauté internationale du Jiu-Jitsu Brésilien traverse une période de bouleversements. Plusieurs témoignages d’anciennes pratiquantes ont émergé, visant des figures respectées du sport et de grandes organisations. Que ces prises de parole débouchent ou non sur des condamnations judiciaires, elles mettent en lumière un problème que notre discipline ne peut plus ignorer.
Cette libération de la parole est l’occasion pour tous les clubs et toutes les organisations de JJB de progresser collectivement. L’objectif de cet article n’est pas de juger les affaires en cours, la justice s’en chargera, mais d’analyser pourquoi le JJB, avec sa culture de proximité physique et de hiérarchie martiale, peut devenir un terrain à risque sans garde-fous solides.
La vraie force d’une communauté martiale, c’est sa capacité à se remettre en question et à protéger ses pratiquants, en particulier les plus vulnérables.
Une communauté qui se réveille
Une vague de témoignages sans précédent
Depuis janvier 2025, plusieurs témoignages publics ont secoué la communauté JJB internationale. Sans entrer dans le détail de chaque affaire, dont certaines font l’objet de procédures judiciaires, on observe un phénomène marquant : des pratiquantes qui s’étaient tues pendant des années choisissent aujourd’hui de parler.
Le mouvement touche des organisations parmi les plus prestigieuses du JJB mondial. Plusieurs champions de haut niveau ont publiquement pris leurs distances avec leurs équipes historiques. Des académies affiliées ont rompu leurs liens, des sponsors ont suspendu leurs partenariats.
L’ampleur de ces départs simultanés, ce qui est rarissime dans un milieu où la loyauté à son équipe est une valeur cardinale, dit assez la gravité de ce qui est évoqué.
Les chiffres qui alertent
Au-delà des cas médiatisés, des données plus larges donnent une idée de l’étendue du problème.
Une enquête menée par Roll The Same (organisation à but non lucratif dédiée à l’équité dans le JJB) auprès de 579 pratiquants révèle que 22 % des répondants ont eu connaissance d’un incident à caractère sexuel dans leur communauté locale de JJB qui les a mis mal à l’aise.
Le chiffre est particulièrement préoccupant quand on le compare aux données nationales américaines : selon le CDC, entre 7,4 % et 9,1 % des violences sexuelles sont commises par des figures d’autorité. Dans le JJB, on est donc face à un taux plus de deux fois supérieur.
Un rapport indépendant de 2020 indique par ailleurs que 20 % des incidents rapportés dans la communauté JJB impliquent des ceintures noires, autrement dit des figures d’autorité par excellence.
Une prise de conscience progressive
Cette libération de la parole n’est pas tombée du ciel. Dès 2013, Ryan Hall, champion du monde de JJB et combattant UFC, avait publié une lettre ouverte très remarquée après des révélations concernant son ancienne équipe. Il y analysait les mécanismes du « culte de la personnalité » dans les arts martiaux et alertait sur les dérives possibles.
Cette lettre, écrite il y a plus de dix ans, a été massivement repartagée ces derniers jours sur les réseaux sociaux. Sa pertinence reste entière : Ryan Hall y décrivait déjà comment la vénération des instructeurs, la culture de la loyauté absolue et la peur de l’exclusion forment un terreau favorable aux abus de pouvoir.
Plus récemment, lors d’un événement de grappling (Polaris 35), plusieurs champions ont profité de leur temps de parole pour appeler à des changements structurels. Adele Fornarino, double championne ADCC, a appelé à repenser « la structure hiérarchique problématique » du jiu-jitsu. Lachlan Giles, coach australien respecté, a commenté : « Je ne sais pas si la situation empire ou si elle est simplement plus exposée, mais il y a un problème sérieux dans notre sport avec des personnes en position de pouvoir qui abusent de leurs élèves. »
Comprendre les mécanismes : pourquoi le JJB ?
Un environnement structurellement à risque
Le JJB présente plusieurs caractéristiques qui, mal encadrées, peuvent créer des situations problématiques.
D’abord, la proximité physique constante. Notre sport implique un contact corporel intime et prolongé. Cette normalité du contact peut brouiller les repères de ce qui est approprié et rendre plus difficile l’identification de comportements déplacés.
Ensuite, la relation d’autorité asymétrique. Dans les arts martiaux, la relation professeur-élève va bien au-delà de la simple transmission technique. Le professeur détient une autorité sur la progression, sur la reconnaissance (les grades), et souvent sur l’intégration sociale du pratiquant dans la communauté.
Il y a aussi la culture de la loyauté. La fidélité à son professeur et à son académie est valorisée comme une vertu martiale. Quand cette loyauté devient inconditionnelle, elle peut basculer en omerta face aux comportements inappropriés.
Il faut compter aussi avec l’isolement relatif de certaines pratiquantes. Dans beaucoup de clubs, les femmes restent minoritaires. Cette sous-représentation peut créer un sentiment de solitude et la crainte de ne pas être crue en cas de signalement.
Enfin, l’absence de régulation unifiée. Contrairement à d’autres sports olympiques, le JJB n’a pas d’organe de régulation international unique avec des protocoles standardisés de protection. Chaque fédération, chaque organisation élabore ses propres règles.
Les mécanismes de l’emprise
Les spécialistes des violences dans le sport identifient un processus progressif souvent utilisé par les personnes malveillantes :
- Établissement d’une relation privilégiée : attention particulière, compliments, encouragements.
- Normalisation graduelle de contacts ou de commentaires inappropriés.
- Isolement de la victime : cours privés, voyages en compétition, communications fréquentes.
- Exploitation de la position d’autorité et de la dépendance émotionnelle qui s’est installée.
- Maintien du silence par la culpabilité, la peur ou la promesse d’avantages sportifs.
Ce processus, particulièrement efficace face à des pratiquantes jeunes ou en situation de vulnérabilité, peut s’étaler sur des mois ou des années sans que l’entourage repère de signaux d’alerte évidents.
Les signaux qui doivent alerter
Certains comportements, même s’ils peuvent sembler anodins pris isolément, méritent vigilance :
- Contacts physiques sans nécessité technique réelle.
- Commentaires sur l’apparence physique qui sortent du cadre sportif.
- Sessions d’entraînement privées proposées systématiquement aux mêmes personnes.
- Favoritisme marqué qui crée une relation de dépendance.
- Franchissement progressif des limites personnelles (« c’est pour ton bien », « tu es spéciale »).
- Minimisation des plaintes ou installation d’une culture du « c’est juste de l’humour ».
- Communication excessive en dehors du cadre de l’entraînement (messages tard le soir, réseaux sociaux).
Notre engagement à Musō Jiu-jitsu Académie
Formation et sensibilisation de l’équipe
Face à cette réalité, on a choisi d’agir concrètement. Tous les membres du bureau de Musō Jiu-jitsu Académie ont suivi la formation de sensibilisation aux violences sexuelles et sexistes proposée par la Confédération Française de Jiu-Jitsu Brésilien (CFJJB).
Cette formation, qui n’est pas une simple formalité administrative, nous a permis de :
- Comprendre les mécanismes des violences sexistes et sexuelles dans le contexte sportif.
- Identifier les comportements inappropriés avant qu’ils n’escaladent.
- Connaître notre cadre légal et nos obligations en tant que dirigeants d’association.
- Savoir réagir face à un signalement (écoute, accompagnement, procédures).
- Mettre en place des protocoles de prévention adaptés à notre structure.
Cette sensibilisation n’est pas un événement ponctuel. C’est le début d’un engagement continu, avec des rappels réguliers et une mise à jour de nos pratiques.
Section 100 % féminine : créer un espace de choix
Nous mettons actuellement en place une section exclusivement féminine animée par une coach féminine qualifiée. Cette initiative répond à plusieurs objectifs complémentaires.
Offrir un espace sécurisant : certaines femmes, en particulier celles qui ont vécu des traumatismes, peuvent se sentir plus à l’aise pour débuter ou reprendre le JJB dans un environnement non-mixte.
Développer une communauté féminine forte : le soutien entre pratiquantes crée un réseau de solidarité qui facilite la parole en cas de problème.
Proposer une représentation inspirante : avoir des instructrices qualifiées à tous les niveaux montre concrètement que les femmes ont pleinement leur place dans le JJB, du tatami au podium.
Répondre à des besoins spécifiques : certaines questions (morphologie, adaptations techniques, confort matériel) s’abordent plus facilement dans ce cadre.
Important : cette section ne signifie pas une ségrégation. Les cours mixtes restent notre modèle principal et la norme. C’est une option supplémentaire, un espace de choix pour celles qui le souhaitent, à un moment donné de leur parcours.
Protocoles de protection au quotidien
Au-delà de ces deux initiatives, nous appliquons des protocoles stricts au quotidien.
Transparence spatiale : les cours se déroulent dans des espaces visibles, sans zone isolée. Les portes des vestiaires et du dojo restent ouvertes pendant les activités.
Règle des deux adultes : pour tous les cours enfants et adolescents, au moins deux encadrants adultes sont présents.
Procédure claire de signalement : points de contact identifiés et affichés, possibilité de s’adresser à différents membres du bureau selon les affinités.
Code de conduite explicite : affiché dans le dojo et rappelé régulièrement, en particulier lors de l’arrivée d’un nouveau membre.
Vérifications réglementaires : extrait du bulletin n° 3 du casier judiciaire pour tous les encadrants, conformément à la loi.
Affiliation et assurances conformes : respect scrupuleux des exigences de la FFJDA, qui garantissent un cadre légal protecteur.
Le cadre fédéral français : un atout majeur
Les actions de la CFJJB
La Confédération Française de Jiu-Jitsu Brésilien a pris des mesures sérieuses ces dernières années :
- Formations obligatoires pour tous les cadres techniques sur la prévention des violences sexuelles et sexistes.
- Cellule d’écoute et de signalement dédiée, avec des référents formés.
- Protocoles d’investigation en cas de plainte, avec possibilité de mesures conservatoires.
- Sanctions disciplinaires graduées pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive et la radiation.
Ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre plus large des politiques publiques françaises de lutte contre les violences dans le sport.
L’encadrement par la FFJDA
En tant que discipline associée déléguée par le Ministère des Sports, le JJB en France bénéficie du cadre réglementaire solide de la Fédération Française de Judo-Jujitsu et Disciplines Associées :
- Plan global de prévention contre les incivilités, les violences et les discriminations.
- Formation systématique des éducateurs, avec des modules sur la prévention des violences.
- Obligation de déclarer les incidents graves aux autorités compétentes.
- Procédures disciplinaires standardisées avec garanties procédurales.
Ce cadre fédéral, même imparfait et perfectible, offre une structure de protection et de recours que beaucoup de pratiquants à l’étranger n’ont pas, dans des pays où le JJB est moins régulé.
Disposer en France de ce double filet de sécurité (CFJJB et FFJDA), c’est une vraie chance, qui donne des outils concrets pour agir. Encore faut-il les utiliser et les faire connaître.
Ce que chaque pratiquant peut faire
Être un allié actif, pas un spectateur passif
La prévention des violences n’est pas seulement l’affaire des dirigeants ou des fédérations. Chaque pratiquant, quel que soit son grade, peut contribuer à un environnement plus sûr.
Respecter les limites de chacun. Si un partenaire d’entraînement manifeste de l’inconfort, il faut s’arrêter immédiatement et lui demander si ça va. Le « tap early, tap often » s’applique aussi au consentement général.
Créer une culture inclusive. Les blagues sexistes, les commentaires sur les corps, les attitudes excluantes installent un climat toxique qui favorise les abus. Le silence face à ces comportements est une forme de validation.
Soutenir les victimes avec empathie. Si quelqu’un te confie avoir vécu une situation problématique, écoute sans jugement, crois-le par défaut, et oriente vers les ressources appropriées (bureau du club, cellule CFJJB, associations spécialisées).
Signaler les comportements inappropriés. La loi du silence protège les agresseurs, pas les victimes. Les témoins ont un rôle crucial. Signaler n’est pas « balancer », c’est protéger.
Se former et s’informer. Plus on connaît les mécanismes des violences sexuelles et sexistes, mieux on les repère. De nombreuses ressources gratuites existent en ligne.
Cultiver une culture du consentement
Dans un sport de contact, le consentement explicite et continu devrait être la norme, pas l’exception :
- Demander avant d’ajuster physiquement un partenaire (« je peux te montrer sur toi ? »).
- Respecter les refus de faire certaines techniques sans exiger d’explication.
- Communiquer clairement sur son niveau d’intensité souhaité avant chaque sparring.
- Créer un environnement où dire « non » est respecté et valorisé, jamais moqué.
Cette culture du consentement renforce la qualité de l’entraînement : des partenaires en confiance, qui se sentent respectés, progressent mieux et s’investissent davantage.
Vers un JJB plus sûr et plus éthique
Briser la culture du silence
Le principal obstacle à la résolution de ce problème reste la culture du silence. Trop souvent, des comportements problématiques sont connus de nombreuses personnes mais jamais officiellement signalés.
Plusieurs facteurs maintiennent cette omerta :
- Peur des représailles : ostracisation, exclusion du groupe, impact sur la progression sportive.
- Minimisation : « ce n’était pas si grave », « il ne pensait pas à mal », « c’est juste sa façon d’être ».
- Culpabilité du côté de la victime : « j’aurais dû réagir », « peut-être que j’ai mal compris ».
- Protection de la réputation du club, du professeur ou de l’équipe.
- Dépendance affective et sociale : le club comme famille, la peur de tout perdre.
Briser ce silence demande un changement culturel profond, où signaler devient un acte de protection collective et non une trahison. C’est ce qui protège les futurs pratiquants, en particulier les plus jeunes.
L’importance de la transparence institutionnelle
Les académies, les fédérations et les organisations doivent adopter une approche radicalement transparente :
- Communiquer clairement sur les politiques de protection et les procédures de signalement.
- Rendre compte publiquement des mesures prises, dans le respect de la vie privée des personnes concernées.
- Accepter les audits externes et les évaluations indépendantes.
- Reconnaître les erreurs passées plutôt que de les minimiser ou de les nier.
Cette transparence n’est pas une faiblesse institutionnelle. C’est une preuve de maturité et d’engagement éthique.
Repenser la hiérarchie martiale
La structure hiérarchique du JJB (système de ceintures, titres de professeur, culture du respect) est précieuse pour la transmission et la progression. Mais elle doit être repensée pour éviter les dérives.
Hiérarchie technique n’est pas synonyme d’autorité morale absolue. Être excellent en JJB ne fait pas de quelqu’un une personne moralement supérieure. Compétences techniques et valeurs éthiques sont deux choses distinctes.
Le respect doit être réciproque. Un professeur mérite le respect, mais il le doit aussi à ses élèves. La déférence ne doit jamais devenir de la soumission aveugle.
Valoriser la remise en question constructive. Un club sain est un club où on peut poser des questions et exprimer des doutes sans crainte de représailles.
Conclusion : le JJB que nous voulons construire
Les témoignages qui émergent dans la communauté JJB internationale sont douloureux à entendre. Ils obligent notre discipline à affronter des réalités dérangeantes. Pour certains, ces révélations sont un choc. Pour d’autres, elles confirment ce qu’ils suspectaient ou vivaient en silence.
Cette période difficile est aussi une occasion de transformation profonde.
Le JJB peut devenir un modèle de pratique sportive respectueuse et inclusive, où :
- La proximité physique cohabite avec des limites claires et respectées.
- La hiérarchie technique n’implique pas d’abus de pouvoir.
- La culture martiale intègre vraiment les valeurs qu’elle prétend transmettre.
- La parole des victimes est écoutée, crue et protégée.
- La justice, qu’elle soit sportive ou pénale, peut faire son travail sereinement.
Un club vraiment fort, c’est celui qui ne planque pas ses problèmes sous le tapis mais qui les affronte avec courage et honnêteté. Nos actions (formation du bureau, section féminine, protocoles stricts) ne sont qu’un début. C’est un travail quotidien, une vigilance constante, une remise en question permanente.
Le JJB nous apprend l’humilité face à la technique : il y a toujours quelqu’un de meilleur, toujours une technique à perfectionner. Il est temps d’appliquer cette même humilité à nos responsabilités collectives en matière de protection et de bienveillance.
Notre sport a des zones d’ombre. Des personnes ont été blessées dans des lieux qui auraient dû être des sanctuaires. Chacun, à son niveau, peut s’engager à faire mieux. C’est comme ça qu’on construit un JJB digne des valeurs qu’il prétend transmettre.
Les témoignages actuels ne sont pas des accusations à juger sur les réseaux sociaux. Ce sont des signaux d’alarme qui rappellent l’urgence d’agir, structurellement et culturellement. La justice fera son travail dans les tribunaux. Notre travail, côté communauté JJB, c’est de créer un environnement où ces situations deviennent impossibles.
C’est le JJB que nous voulons transmettre aux générations futures.
Ressources et contacts utiles
En cas de violence ou de harcèlement
- 3919 – Violences Femmes Info : numéro d’écoute national (appel gratuit et anonyme, 24h/24, 7j/7).
- 17 ou 112 : Police/Gendarmerie en cas d’urgence immédiate.
- Plateforme de signalement gouvernementale
- Association Mémoire Traumatique et Victimologie
Dans le cadre sportif
- Dispositif de signalement du Ministère des Sports : 0 800 20 2000 (numéro vert gratuit).
- Colosse aux pieds d’argile : association de protection des mineurs dans le sport.
- À Musō JJA : contactez directement les membres du bureau formés.
Pour s’informer et comprendre
Sources
Articles et témoignages récents (2025-2026)
- BJJEE – « Major BJJ Association Under Fire as Multiple Champions Leave » (janvier 2026)
- BJJEE – « Two Giants of Jiu-Jitsu Expel Founding Leaders » (février 2026)
- BJJEE – « Former Student Files Lawsuit Against Leandro Vieira » (février 2026)
- BJJEE – « Atos Jiu-Jitsu in Freefall: Josh Hinger, JT Torres Sever Ties » (février 2026)
- BJJEE – « The Dangers of Hero Worship in Martial Arts: An Open Letter from Ryan Hall » (réédition février 2026)
- BJJEE – « The Dark Side of Brazilian Jiu-Jitsu: Power, Grooming, and Predatory Behavior » (janvier 2026)
- BJJ Doc – « Checkmat’s Leandro Vieira Releases Statement Following Misconduct Allegations » (février 2026)
- BJJ Doc – « Former Student Calls Out Checkmat Founder Leandro Vieira » (février 2026)
- BJJ Doc – « BJJ Black Belt Questions Why Women Still Train Under Lloyd Irvin » (février 2026)
- Yahoo Sports – « BJJ Legend Andre Galvao Accused of Sexual Misconduct » (février 2026)
- MMA Mania – « BJJ legend Andre Galvao accused, grapplers sever ties with Atos » (février 2026)
Cas historiques et analyses
- Medium (Roy Phang) – « Brazilian Jiujitsu has a safeguarding problem » (2024)
- Medium (Bradley Mattan) – « Men Who Harbor Sexual Predators: The Issue Plaguing BJJ » (2021)
- Tim Ferriss Blog – « The Dangers of Hero Worship: An Open Letter from Ryan Hall » (2013)
- Bloody Elbow – « An open letter to the martial arts community from Ryan Hall » (2013)
- Fox 26 Houston – « Texas jiu-jitsu instructor, world champion face lawsuit » (2023)
- BJJEE – « Teenage BJJ Student Details Sexual Abuse From Convicted Rapist Instructor » (2020)
- Jits Magazine – « Roberto ‘Cyborg’ Abreu And Vagner Rocha Respond To Fight Sports Sexual Assault Allegations » (2021)
- Jits Magazine – « Roberto ‘Cyborg’ Abreu Sued For Mishandling Sexual Assault Claims » (2021)
- BJJ Penn – « Roberto ‘Cyborg’ Abreu acknowledges mishandling of sexual assault cases » (2022)
Données et études
- Roll The Same – Enquête sur les violences dans le JJB (579 répondants, 2020-2021).
- CDC – National Intimate Partner and Sexual Violence Survey (données comparatives USA).
Organisations et fédérations
- Confédération Française de Jiu-Jitsu Brésilien (CFJJB)
- Fédération Française de Judo-Jujitsu et Disciplines Associées (FFJDA)
- Ministère des Sports – Prévention des violences.
- International Brazilian Jiu-Jitsu Federation (IBJJF)
Cet article reflète l’engagement de Musō Jiu-jitsu Académie pour un environnement d’entraînement sûr, respectueux et éthique. La libération de la parole en cours dans la communauté JJB rappelle que la vigilance et l’action sont des responsabilités permanentes. Si vous avez des questions ou souhaitez échanger sur ces sujets, n’hésitez pas à nous contacter.
