Une section self-défense féminine ouvre à Ceyrat en septembre

Cours de JJB à l'Arténium de Ceyrat

Une section self-défense réservée aux femmes ouvre à l’Arténium de Ceyrat à partir du 8 septembre, tous les mardis de 18h à 19h. Ouverte aux débutantes à partir de 16 ans, première séance offerte.

À partir du mardi 8 septembre, on ouvre une section self-défense réservée aux femmes : tous les mardis de 18h à 19h, à l’Arténium de Ceyrat, encadrée par Bianca et Alexandre. Débutantes bienvenues, première séance offerte.

Si on ouvre ce créneau, c’est pour une raison simple. Beaucoup de femmes ont envie d’essayer un sport de combat sans jamais franchir la porte du club. Ce n’est presque jamais une question de motivation.


Pourquoi un créneau réservé aux femmes

Ce qui freine, c’est le contact.

Le jiu-jitsu brésilien se pratique au corps à corps. On se saisit, on travaille au sol, très près l’un de l’autre. C’est ce qui en fait une méthode efficace. C’est aussi ce qui rend le premier cours intimidant quand il faut le découvrir face à un partenaire de quatre-vingts kilos qu’on ne connaît pas.

Un groupe non mixte règle ce problème d’un coup. Les gabarits sont comparables. Personne ne se sent obligée d’en faire trop pour tenir le rythme. Et on peut poser une question qui nous semble idiote ou maladroite sans avoir l’impression de ralentir tout le monde. Ça paraît anodin. C’est souvent la différence entre revenir la semaine suivante et ne jamais revenir.

Le reste relève surtout d’idées reçues, et on a déjà pris le temps de les démonter une par une dans Le JJB pour les femmes : briser les idées reçues.

Une précision quand même : le contenu du mardi n’a rien d’une version allégée. Même exigence technique, même sérieux, autre porte d’entrée.


Ce qu’on travaille le mardi soir

Le programme s’ajuste au groupe et à ce que les participantes ont envie de creuser. On ne déroule pas un catalogue figé semaine après semaine.

Une bonne partie du cours ne se passe pas sur le tatami, et c’est sans doute celle dont on parle le moins ailleurs. Observer un environnement et repérer ce qui détonne. Savoir où se placer dans une rue ou un parking. Sentir qu’une situation se tend avant qu’elle ne dégénère. On aborde aussi la légitime défense : ce que la loi autorise, et où elle s’arrête. Le savoir c’est le pouvoir.

Le reste de l’heure se base sur de la pratique physique. Garder ses appuis, parce que beaucoup de situations se règlent avant même le contact, avec une posture stable. Gérer la distance, savoir où se placer et comment ne pas se laisser enfermer. Se dégager d’une saisie, au poignet ou d’une étreinte : il existe des solutions mécaniques qui ne demandent pas de force, mais qui demandent de les avoir répétées un certain nombre de fois. Enfin ce qui est probablement le point le plus utile de tous : garder son calme sous contrainte. Cela qui ne s’acquiert qu’en s’entraînant avec quelqu’un en face.

Selon les séances, on emprunte au jiu-jitsu brésilien pour le sol et les sorties, et à la self-défense debout pour tout ce qui précède la chute.


Une heure, concrètement

Pour celles qui n’ont jamais mis les pieds dans un dojo, voilà le déroulé.

Dix minutes d’échauffement articulaire et progressif, sans course d’endurance ni gainage à outrance. Puis Bianca ou Alexandre présente une technique, la décompose, la fait répéter lentement à deux. Chacune travaille à son rythme, on corrige au fur et à mesure. La fin de séance sert à faire une mise situation un peu plus vivante, avec une intensité qu’on adapte à celles qui sont là.

Personne ne vous jettera dans un combat le premier soir. On ne progresse pas plus vite en se faisant malmener d’entrée. On arrête juste de venir.

Séance de self-défense féminine sur le tapis à l'Arténium de Ceyrat

pas Besoin d’être sportive pour commencer

Ai-je besoin d’en bonne condition physique ? C’est la question qui revient le plus souvent. La réponse est non.

Pas de condition physique préalable, pas d’expérience en sport de combat, pas de souplesse particulière. Le cours est conçu pour des débutantes complètes. La condition physique vient avec la pratique, dans cet ordre-là et pas l’inverse. Si vous attendez d’être en forme pour vous inscrire, vous attendrez longtemps.

Pour la première séance, un short et un tee-shirt suffisent. Pas besoin d’acheter un kimono avant d’avoir essayé.


Ce que ça change en dehors du tapis

Le sujet se prête aux promesses exagérées, alors autant poser les limites tout de suite. Une heure par semaine ne transforme personne en experte. Aucun cours ne garantit de bien réagir le jour où ça compte. Sur ce terrain-là, on a d’ailleurs pris le temps de répondre sérieusement à la question qui fâche : le jiu-jitsu est-il vraiment efficace dans la rue ?

Ce que la pratique apporte est plus discret, et plus solide. On prend l’habitude du contact physique, donc il surprend moins. On sait ce qu’on est capable de faire et ce qu’on ne sait pas encore faire, ce qui évite autant la panique que l’excès de confiance. La façon de se tenir et de se déplacer change aussi, sans qu’on y pense.

Il y a enfin ce dont on parle rarement quand on présente un sport de combat. Une heure passée à chercher quoi faire de son coude gauche, c’est une heure où la liste des courses, le mail pas parti et la réunion de demain n’existent plus. Il n’y a de place que pour le problème de l’instant, et ce problème tient sur deux mètres carrés de tapis. On ressort la tête vide, dans le bon sens du terme.

La condition physique, elle, progresse toute seule pendant ce temps-là.


Bianca et Alexandre

Bianca s’est formée au jiu-jitsu ici, au club. Ceinture bleue et compétitrice, elle vient de la boxe thaïlandaise, ce qui lui donne un regard utile sur tout ce qui se passe debout. C’est aussi quelqu’un qui a été débutante il n’y a pas si longtemps et qui se souvient très bien de l’effet que ça fait, le premier cours.

Alexandre Revire encadre l’académie. Ceinture noire de jiu-jitsu brésilien et titulaire d’un CQP, il est aussi ceinture noire de judo et de ju-jitsu traditionnel. Son parcours et la lignée du club sont détaillés sur la page de l’académie.

Les deux sont présents sur le créneau du mardi.


Infos pratiques

  • Quand : tous les mardis de 18h à 19h, hors vacances scolaires et jours fériés
  • Où : Arténium de Ceyrat, à dix minutes de Clermont-Ferrand, parking gratuit
  • Pour qui : femmes à partir de 16 ans, débutantes comprises
  • Tenue : short et tee-shirt pour commencer
  • Première séance : offerte, sans engagement

Deux formules donnent accès au mardi. L’adhésion self-défense féminine ne couvre que ce créneau : 180 € l’année, 60 € le trimestre, 25 € le mois. L’adhésion complète ouvre en plus les autres cours de la semaine, à 300 € l’année, 130 € le trimestre ou 45 € le mois.

Les deux comprennent la licence FFJDA et l’assurance, et couvrent la saison sportive, du 1er septembre au 30 juin. Le détail est sur la fiche adhésion self-défense et sur celle de l’adhésion complète.

Une fois décidée, l’inscription se fait sur MAAT, l’application qu’on utilise pour les réservations de créneaux, le planning et le suivi de progression : rejoindre l’académie sur MAAT.

Le reste des questions courantes est traité dans la foire aux questions.


Venez à deux

Une amie, une sœur, une collègue, votre fille si elle a 16 ans ou plus.

Pousser la porte d’un club de sport de combat pour la première fois demande un petit effort. À deux, l’effort est nettement plus petit. Vous aurez au moins quelqu’un avec qui râler pendant l’échauffement.


Elles en parlent

Groupe d'étudiants en JJB

Essayer avant de vous décider

La première séance ne coûte rien et ne vous engage à rien. Vous venez un mardi, vous regardez, vous participez à ce que vous voulez, et vous décidez après.

Pour réserver votre place, passez par le formulaire de contact ou appelez le 07 49 73 92 44. Dites-nous que vous venez pour le cours du mardi, on s’occupe du reste.