En ceinture bleue, les fondations de la blanche sont posées : vous savez survivre, sortir et tenir une position. Ce grade a deux intentions : consolider ces acquis et devenir polyvalent. Avoir une réponse partout, sans perdre la solidité des bases. Ce curriculum présente ce que le club vous recommande de viser pendant ce grade.
Au club, on reste en général deux à trois ans en ceinture bleue. Pour ce que représente ce grade, voir c’est quoi une ceinture bleue de JJB ?
Consolider sous la résistance
Ce qui marchait en blanche contre un partenaire coopératif doit maintenant tenir contre quelqu’un qui résiste. L’intention est de rendre les fondamentaux fiables : les mêmes sorties, les mêmes contrôles, les mêmes finitions, mais placés au bon moment et contre un partenaire qui sait les défendre.
Jouer à distance
La garde fermée ne suffit plus. On apprend à combattre à distance, avec les pieds et les saisies, dans des gardes ouvertes comme la De La Riva. Le but n’est pas de collectionner les gardes, mais de savoir en garder une quand le partenaire essaie de la passer, et d’en changer quand il la neutralise.
Ne plus avoir de zone où l’on est démuni
Être polyvalent, c’est avoir une réponse dans chaque situation : face à une garde ouverte comme face à une garde fermée, dessus comme dessous en demi-garde, dans les contrôles moins fréquents comme le genou sur le ventre ou le nord-sud. On ne cherche pas l’excellence partout, seulement à ne plus être perdu nulle part.
Travailler les jambes
La clé sur les pieds dans l’axe, réglementaire en compétition dès la ceinture blanche, se travaille en détail en bleue : ses entrées, sa finition, sa défense. Au club, c’est la seule clé de jambe permise en randori à ce grade, comme en compétition selon le règlement de l’IBJJF. On l’applique lentement, et on tape tôt. La bleue découvre aussi la clé de poignet, que ce même règlement autorise à partir de ce grade.
Ne plus négliger le debout
En blanche, le travail debout servait surtout à amener le combat au sol. En bleue, il devient une partie du jeu : avoir une ou deux entrées qui fonctionnent, les enchaîner, et savoir récupérer la garde quand l’amenée au sol échoue.
Esquisser son jeu
En fin de parcours, on commence à relier tout cela en un premier plan de combat : où l’on veut aller, et comment on y va. C’est aussi le moment de découvrir la compétition pour ceux qui le souhaitent. Voir les différents formats de compétition.
Ce qu’on attend pour la ceinture violette
Comme pour la bleue, le passage repose sur une appréciation globale du professeur et de notre référent technique, sans examen formel. Pour la violette, on regarde surtout :
- des fondamentaux solides, qui tiennent face à des partenaires qui résistent ;
- une polyvalence réelle : pas de zone où l’on est démuni, du debout au sol ;
- la clé sur les pieds et la clé de poignet réalisées proprement ;
- un jeu personnel qui commence à se dessiner ;
- le contrôle du randori : doser son intensité et faire travailler les moins gradés.
La suite est décrite dans c’est quoi une ceinture violette de JJB ? et dans le curriculum ceinture violette. Pour le grade précédent, voir le curriculum ceinture blanche.
Ce programme sera complété quand la FFJDA publiera son référentiel technique pour le JJB.
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