Choisir son kimono de JJB : guide complet

Kimono de judo blanc avec ceinture marron

A0, A1, A2… 450gsm, pearl weave, ripstop… Le choix d’un premier kimono peut vite devenir un casse-tête. Découvrez comment choisir le gi parfait selon votre morphologie, votre budget et votre pratique, pour débuter confortablement dans les meilleures conditions.

A0, A1, A2… 450gsm, pearl weave, ripstop… Le choix d’un premier kimono peut vite devenir un casse-tête. Voici comment démêler tout ça selon votre morphologie, votre budget et votre pratique, pour débuter dans de bonnes conditions.


Les trois pièces du kimono

Un gi de JJB se compose d’une veste, d’un pantalon et d’une ceinture. La veste est la pièce la plus sollicitée (vos partenaires la saisiront en permanence), et c’est elle qui détermine le prix, le confort et la durabilité de l’ensemble. Le pantalon est renforcé aux genoux et à l’entrejambe pour encaisser les frottements au sol. Quant à la ceinture, elle est en général fournie avec le kimono pour les débutants, sinon elle s’achète séparément.


Le tissage : la décision qui compte vraiment

C’est le critère le plus confusant, et pourtant il se résume simplement.

Le tissage single weave (simple) est léger et sèche vite, mais s’use plus rapidement avec une pratique régulière. Comptez 50 à 80€. Utile si vous testez la discipline ou que vous pratiquez par temps chaud.

Le tissage double weave est à l’opposé : très épais, très résistant, mais lourd et long à sécher. Souvent interdit en compétition au-delà d’un certain grammage. Entre 100 et 150€. Peu recommandé comme premier kimono.

Le pearl weave est le choix de la grande majorité des pratiquants. C’est un équilibre honnête entre résistance et légèreté, à un prix raisonnable (80 à 120€). C’est ce qu’il faut pour commencer.

Le gold weave se situe entre le pearl et le double : un peu plus solide que le pearl, un peu plus léger que le double. Convient bien aux pratiquants réguliers qui cherchent de la durabilité sans sacrifier le confort.

Pour le pantalon, le ripstop est un tissage renforcé qui empêche les déchirures de s’étendre. On l’apprécie pour sa légèreté et sa résistance.


La taille : comment ne pas se planter

Les kimonos utilisent un système de tailles codées qui varie légèrement selon les marques. Les indications ci-dessous sont des repères, pas des certitudes : consultez toujours le guide des tailles du fabricant.

TailleHauteur approximativePoids approximatif
A0155–165 cm50–60 kg
A1165–175 cm60–75 kg
A1L165–175 cm75–85 kg (jambes longues)
A2175–185 cm75–85 kg
A2L175–185 cm85–95 kg (jambes longues)
A3185–195 cm85–95 kg
A3L185–195 cm95–105 kg (jambes longues)
A4195+ cm95–110 kg

Tous les kimonos rétrécissent au lavage, en général 3 à 7% selon le tissage. Pour éviter les mauvaises surprises, la stratégie la plus simple est d’acheter sa taille exacte et de laver à l’eau froide en évitant le sèche-linge à chaleur élevée. Si vous achetez une taille au-dessus pour anticiper le rétrécissement, contrôlez la progression dès les premiers lavages.


Les couleurs

En compétition IBJJF, seules trois couleurs sont autorisées : blanc, bleu et noir. La plupart des compétitions locales sont plus souples, mais ces trois-là couvrent l’essentiel.

Le blanc est le plus traditionnel : il se salit plus vite et peut jaunir, mais reste universel. Le bleu cache mieux les taches et a un aspect plus moderne. Le noir est le plus pratique à entretenir et reste beau longtemps, mais peut déteindre lors des premiers lavages, et peut être légèrement plus chaud en été.

Pour un premier kimono, le bleu ou le noir simplifient la vie.


Le budget

En entrée de gamme (50 à 80€), des marques comme Venum Contender, Tatami Nova ou Fuji All Around permettent de tester la discipline sans investissement lourd. Le tissu est correct, la durée de vie l’est moins. Comptez un à deux ans avec une pratique soutenue.

La gamme intermédiaire (80 à 150€) convient à la grande majorité des pratiquants, débutants compris. Des marques comme Tatami Estilo, Scramble Standard Issue, Progress JJ ou Kingz Basic 2.0 proposent un pearl weave solide qui tient trois à cinq ans avec un entretien correct.

Au-delà de 150€, on entre dans le haut de gamme : Shoyoroll, Origin, Hyperfly, 93 Brand. La durabilité et le confort sont au rendez-vous, les coupes sont plus ajustées, mais les prix et la disponibilité sont souvent moins accessibles. Pour un premier kimono, c’est rarement nécessaire.


Les patchs

Certains clubs demandent de porter leurs patchs d’académie. Renseignez-vous avant d’acheter un kimono déjà brodé, une broderie directe est irréversible. En compétition IBJJF, les règles limitent la taille et le nombre de patchs autorisés : vérifiez la conformité si vous comptez participer à des tournois officiels.


L’entretien : laver après chaque entraînement

Laver son kimono après chaque séance, c’est la base. Pas tellement pour vous, plutôt pour vos partenaires. À l’eau froide ou à 30°C maximum, avec une lessive douce sans javel et sans adoucissant (l’adoucissant réduit l’absorption et abîme les fibres). Vous pouvez y ajouter un désinfectant pour le linge. Côté séchage, le sèche-linge fait rétrécir le coton : à chaleur élevée, c’est le moyen le plus rapide de transformer un A2 en A0. Mais un kimono qui sèche vite et complètement limite les germes, et le CDC recommande aux sportifs un séchage complet en machine de leur tenue. Le bon compromis : un séchage à l’air rapide et complet (à l’ombre pour les kimonos blancs), ou le sèche-linge à basse température pour un kimono prélavé (preshrunk).

Stocké correctement (bien sec, sur cintre ou bien plié), un kimono de gamme intermédiaire dure sans problème trois à cinq ans. L’hygiène du kimono fait partie des règles de base au dojo, au même titre que les ongles courts ou les pieds propres sur le tatami.


Quand acheter un deuxième kimono ?

Si vous vous entraînez trois fois par semaine ou plus, le deuxième kimono finit par s’imposer. Pas par luxe, simplement parce qu’un kimono qui n’a pas le temps de sécher entre deux séances commence à sentir, même lavé. La plupart des pratiquants réguliers s’y mettent après trois à six mois de pratique.


Les accessoires utiles

Le rashguard (sous-veste de compression) protège la peau des irritations, réduit les risques de brûlures de tapis et améliore le confort sous le kimono. Notre guide sur la prévention des blessures en JJB couvre d’autres habitudes à prendre dès le départ. Côté protège-dents, surtout si vous comptez faire du sparring, un modèle thermomoulant à partir de 15€ suffit largement pour commencer.

Le reste (short de compression, sac spécifique, claquettes pour le bord du tatami) est utile mais pas urgent.


Le point de départ

Pearl weave entre 80 et 120€, dans une des couleurs IBJJF, à votre taille : c’est ce qui fonctionne pour la grande majorité des débutants. Lavez à l’eau froide, puis séchez vite et complètement : à l’air, ou au sèche-linge à basse température si le kimono est prélavé. Et si votre club impose des couleurs ou des patchs, vérifiez avant de commander.

Pour aller plus loin avant de vous lancer : à quoi s’attendre lors de votre premier cours, notre comparaison Gi ou No-Gi si la question se pose, et notre liste des 12 erreurs courantes des débutants en JJB pour éviter les pièges les plus fréquents.


Sources


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Groupe d'étudiants en JJB

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